L'Association de Réflexion et de Recherche Clinique en Psychomotricité de Lyon et sa Région vise à promouvoir la recherche clinique en psychomotricité par divers moyens notamment : l’organisation de séminaires, colloques, groupes de réflexion. Soutenir des projets individuels ou collectifs de recherche sur la clinique psychomotrice, favoriser et/ou rechercher la collaboration avec des structures à même d’apporter une contribution directe ou indirecte au but poursuivi par l’association et tout particulièrement avec l’Institut de Formation en Psychomotricité de Lyon.
Elle s’adresse à tout psychomotricien désireux d’engager un travail d’approfondissement théorico-clinique, quel que soit son champ d’exercice professionnel ou son référentiel théorique et clinique.
Susciter les échanges, favoriser le débat entre psychomotriciens, soutenir la réflexion et la recherche à propos de la pratique, telles sont les ambitions de l’ARRCP Lyon et région. Dans cet objectif, l’association mise sur l’engagement de ses membres dans une démarche qui consiste à se confronter aux difficultés et aux doutes rencontrés dans la clinique, à approfondir ses intuitions cliniques, à les arrimer à des concepts théoriques, à transmettre et discuter les résultats de ses travaux.

lundi 26 mars 2018

Café Psychomot' - Mardi 24 avril 2018 - 19h45




Dans notre itinéraire de réflexion sur  « La psychomotricité hors des sentiers battus », nous voici prendre encore une nouvelle direction un peu tortueuse, celle de l’adolescence flirtant avec le milieu carcéral.

Fabien Da Rosa nous propose de réagir aux deux textes de Mélisandre Le Corre « Adolescents psychotiques incarcérés : Spartacus », pp. 121-140, in « L’adolescent, son corps, ses « en jeux » : point de vue psychomoteur », collectif sous la direction de Catherine Potel, éditions In Press, coll Cliniques Psychomotrices, et de Maurice Berger « La parentalité familiale et professionnelle. Violence organisatrice et désorganisatrice », in Violences dans la parentalité, coll sous la direction d’Albert Ciccone, Dunod 2016. 
Il y réagira au vu de sa clinique auprès d’adolescents qu’il rencontre dans un Centre Educatif Renforcé (CER) de la région lyonnaise, dans l’espoir d’éviter leur incarcération.

Nous vous invitons, comme toujours à vous pré-inscrire par mail à arrcplyon@gmail.com. Nous vous renverrons un mail de confirmation ou non d’inscription. Nous ne dépasserons pas le nombre de 25 afin de mieux pouvoir échanger.
Vous réglerez votre inscription, de 5€, le jour même à Denis Mortamet, sauf si vous avez pris votre adhésion pour l'année, et prendrez votre consommation au bar avant de vous installer.

Le lieu : identique aux précédents cafés psychomot' de la saison :

Café de la Cloche - 4 Rue de la Charité, 69002 Lyon


Pour l’ARRCP,
Odile Gaucher



lundi 19 mars 2018

Un aperçu du Café Psychomot du 27 février 2018




Pour ce deuxième café psychomot’ nous nous retrouvons au café de la cloche autour d’Aurélie Galland et de Mélanie Passot afin qu’elles nous parlent de leurs expériences en crèche ou autour de la petite enfance.

Aurélie commence avec la présentation de son travail au service de la petite enfance de Villeurbanne. Elle travaille dans onze crèches, deux haltes garderies, quinze relais d’assistantes maternelles et un lieu d’accueil parents-bébé. Elle nous explique que la psychomotricité est présente à Villeurbanne depuis 1980. Au départ, les psychomotriciennes étaient là pour faire de la formation continue aux équipes et pour accueillir les enfants porteurs de handicap.  Durant les années 2000, la mairie trouve qu’il manque du lien entre le psychomot et le reste des équipes. C’est pourquoi en 2007 il y a la création d’un poste à mi-temps et mise en place d’une salle de psychomotricité de 40m² avec du matériel. 
Le poste de la psychomotricienne se décline en plusieurs missions :
-         -  Elle est  responsable de l’espace de psychomotricité.
-      - Elle anime des ateliers psychomoteurs qui accueillent des professionnels des crèches qui viennent avec quatre enfants et des assistantes maternelles accompagnées des enfants qu’elles accueillent. Il s’agit de groupes fermés qui se déroulent sur dix séances. Ce sont des groupes d’une heure pendant laquelle les enfants peuvent explorer la salle librement, sans intervention de l’adulte. La psychomotricienne organise sa salle en différents espaces (espace de mouvement, de tranquillité avec la proposition de mouvements au sol, un espace sensoriel et un espace de manipulation) qui varient selon les séances. Aurélie changeait beaucoup les propositions au départ mais elle nous explique qu’elle varie de moins en moins les propositions afin que tout le monde ait des repères. Ces groupes permettent aux professionnelles d’être « juste » là, de se poser et de partager un moment privilégié avec les enfants qu’elles accompagnent.
-    - Elle co-anime aussi, avec une éducatrice de jeunes enfants,  un atelier « pas à pas » où elles accompagnent les bébés et leurs parents avant que les enfants ne marchent.
-        -  Elle intervient aussi sur les structures de différentes manières : projets d’aménagement des espaces, des propositions théoriques (sur le portage par exemple) et sur des temps de formations pour lesquels elle utilise des supports vidéo et propose des moments de pratique corporelle.

Marianne nous parle ensuite de sa pratique en crèche. Elle travaille à mi-temps dans une crèche qui accueille un tiers d’enfants porteurs de handicap. C’est une crèche qui est ouverte depuis six ans et dans laquelle se sont déjà succédées quatre psychomotriciennes, ce qui interroge beaucoup la direction.  Son poste est beaucoup plus pensé dans le quotidien, elle est en plus des effectifs mais se retrouve quand même régulièrement sur le terrain à remplacer ou aider les professionnelles dans le quotidien de la crèche. Elle a un planning régulier avec une semaine où elle travaille du matin et la suivante où elle travaille l’après-midi.

Son poste est pensé autour de l’accompagnement du développement psychomoteur de l’enfant à la fois dans le soutient de celui-ci et la prévention des troubles éventuels. La crèche accueille 24 enfants qui sont répartis sur deux espaces : une salle calme, avec les enfants qui ne se déplacent pas, et une salle de psychomotricité. Elle a plusieurs missions :
-        - Elle mène des ateliers dans un dortoir. L’atelier a lieu toute la semaine sur le même créneau. Les enfants peuvent aller et venir comme ils le souhaitent. Elle leur propose différents types d’explorations : motrice par le biais de parcours, de transvasement, sensorielles elle a aménagé une sorte de tipi et y accueille les enfants par petits groupes fermés. Elle est souvent seule dans l’animation de ces temps et fait ensuite des transmissions aux équipes. Elle se questionne beaucoup sur la manière de pouvoir inscrire les équipes dans ce travail.
-          -  Elle fait aussi des temps d’observation mais constate qu’elle se laisse souvent prendre par l’agir, elle nous fait part de sa difficulté à penser, à mettre en mot ces temps-là.
-          - Elle porte aussi la réflexion de l’intégration des enfants porteurs de handicap, sur ce qui peut leur être proposé, comment leur proposer, et essaie de faire d’inciter les équipes à penser ensemble cet accompagnement.
-     - Elle travaille en lien avec les équipes en leur amenant son approche, son regard de jeune psychomotricienne. Mais elle est aussi en lien avec les familles en leur faisant des transmissions sur ce que leur enfant a pu faire pendant la journée, elle essaie de se décaler un peu des professionnelles qui ont tendance à beaucoup transmettre sur les besoins primaires des enfants. Elle est aussi là pour les parents s’ils ont des questions à lui adresser.

A la suite de cette présentation, Odile fait la remarque que leur pratique à toutes les deux est très rayonnante, qu’elle doit leur demander beaucoup d’énergie. Aurélie répond qu’il est parfois frustrant d’avoir le sentiment de s’éparpiller, de partir dans tous les sens. Natacha dit aussi que ce sentiment de dispersion doit être le miroir de ce que peut vivre l’enfant dans un crèche qui n’a pas forcément de repères stables et qui peut aussi être soumis à des vécus éprouvants, difficiles à transformer et qui doivent s’avérer parfois frustrants.

Aurélie nous parle aussi du bruit de la crèche et de l’énergie que cela demande aussi de travailler dans un environnement sonore comme celui-là. Elle évoque la charge émotionnelle de ces conditions de travail et nous dit que les professionnelles sont souvent dans la plainte somatique et qu’il y a un turn-over important dans les équipes. Denis reprend la question de la charge émotionnelle d’un bébé qui crie, qui pleure et à laquelle sont confrontées les équipes, ce qui se traduit par des plaintes corporelles mais aussi parfois par l’appropriation des enfants. Chaque professionnelle a son fils ou sa fille. Aurélie répond en disant que parfois les professionnelles vont chercher les câlins de l’enfant pour retrouver de la contenance. Denis reprend en évoquant les petits noms qui sont parfois donnés aux enfants. Ces petits noms bloquent la pensée et peuvent parfois venir remplacer l’agressivité que les professionnelles peuvent ressentir envers les enfants.

Martin interroge ensuite la question de la légitimé lorsque l’on s’occupe des enfants des autres sans en avoir sois même. Il est parfois confronté à la phrase « vous ne pouvez pas comprendre, vous n’avez pas d’enfant » et leur demande si c’est quelque chose qu’elles entendent aussi. Marianne répond qu’elle n’est pas vraiment sûre d’avoir une place de psychomotricienne dans son poste car elle est beaucoup prise par le quotidien. Elle réfléchit actuellement à comment faire pour se dégager plus du quotidien et avoir une place différente dans la crèche. Aurélie répond qu’elle a eu besoin de temps pour faire sa place auprès de certaines professionnelles et qu’elle a dû d’abord écouter beaucoup les gens avant de pouvoir se décaler et mettre de la pensée. Elle est rarement interrogée sur sa parentalité mais elle est plus fréquemment remise en question sur ses compétences professionnelles par les assistantes maternelles qui ont, elles aussi, des connaissances sur le développement de l’enfant et du matériel adapté.

Lors du premier café psychomot’ de la saison, nous avions vu à quel point les rencontres entre psychomotriciennes avaient été bénéfiques pour les professionnelles. Odile interroge donc Marianne et Aurélie sur ces rencontres. Elles répondent qu’il n’y en a actuellement pas. Certaines psychomotriciennes présentes peuvent dire qu’elles travaillent en crèche et qu’elles ont essayé de les mettre en place mais que ce n’est que le début et qu’il a fallu se battre pour y arriver. Elles évoquent elles aussi leur difficulté à faire participer les professionnels aux ateliers qu’elles mènent. Elles observent que les professionnelles sont soit dans l’action, soit dans l’observation mais qu’elles ne parviennent pas à être entre les deux.

Mélanie refait elle aussi le lien avec le premier café psychomot’ en disant qu’elle a eu ce sentiment là en travaillant avec des personnes âgées et que si nous, psychomotriciens, parvenons à nous observer agir ce n’est pas le cas de tous les professionnels. Il y a aussi la question de l’identification quand nous nous mettons à faire comme l’autre (qu’il soit enfant ou personne âgée) et que cette identification peut être très difficile à gérer si elle n’est pas pensée.

La discussion se fait ensuite sur le plaisir partagé que nous parvenons à éprouver en imitant l’autre, en étant en lien avec lui. Ce lien peut être difficile à mettre en place  avec les enfants en bas âge qui semblent bien lointains de nous lorsqu’ils font leurs expériences. Il nous est parfois difficile de comprendre l’intérêt que peut leur susciter la découverte qu’ils sont en train de faire et donc d’aller à leur rencontre.

Les personnes présentes se questionnent aussi sur l’organisation des groupes d’enfant par âge. Certaines crèches sont organisées par âge pour que l’enfant fasse ses expériences dans un espace qui soit adapté à son niveau. La question se pose alors de ce que nous prenons comme référentiel : l’âge, le développement moteur de l’enfant ou le type de jeu qu’il développe ? Car si on prend le développement moteur de l’enfant qu’en est-il de l’enfant handicapé qui ne se développe pas au même rythme que les autres, changera-t-il un jour de groupe ? Comment travaille-t-on la notion de groupe en crèche ? Pour parvenir à maintenir un certain cadre, il faut que les enfants apprennent à faire les choses comme ils le souhaitent mais en respectant l’autre.

Nous terminons sur la question du travail du psychomotricien dans un service de prévention. Ce travail demande  que l’on déconstruise l’image que l’on a du psychomotricien « soignant » qui s’adresse à quelqu’un de « malade ».

La prévention est le fil rouge de notre saison de café psychomot’ qui va se poursuivre avec Fabien Da Rosa qui nous parlera de sa pratique auprès d’adolescents dans un lieu de soin de dernier recours avant l’incarcération. Cela se déroulera le 24 avril, toujours au café de la Cloche.

pour l’ARRCP, Lison Gilardot


lundi 5 février 2018

Café Psychomot' - Mardi 27 Février 2018 -19h45




Afin de poursuivre notre réflexion sur « La psychomotricité hors des sentiers battus », nous vous proposons de nous retrouver 
le mardi 27 février 2018, à 19h45 au café de La Cloche.

Pour ce deuxième café de la saison, ce sont Aurélie Galland et Marianne Passot qui nous parlerons de leur expérience de psychomotriciennes en crèche.

Pour nourrir notre réflexion, Aurélie et Marianne nous proposent de lire l’article « Quand des « psy » vont à la rencontre des bébés : une approche préventive en crèche » de Marie – Claire Luciani et Anne Vedel. Vous le trouverez dans la revue Thérapie Psychomotrice et Recherche, n°136, année 2003.

Merci de vous préinscrire par mail à arrcplyon@gmail.com
Nous vous renverrons un mail de confirmation ou non d’inscription. Nous ne dépasserons pas le nombre de 25 afin de mieux pouvoir échanger.
Vous réglerez votre inscription, de 5€, le jour même à Denis Mortamet, sauf si vous avez pris votre adhésion pour l'année, et prendrez votre consommation au bar avant de vous installer.

L’ARRCP profite de la présentation de ce nouveau café pour vous adresser ses meilleurs vœux pour cette nouvelle année !

Pour l’ARRCP,
Lison Gilardot.



samedi 25 novembre 2017

La 7ème Journée d'Etude en Psychomotricité


L'Association de Réflexion et de Recherche Clinique en Psychomotricité de Lyon 
et sa Région organise:

le samedi 27Janvier 2018

sa 7ème journée d'étude en psychomotricité sur le thème

L'AGITATION PSYCHOMOTRICE

Cliquez sur la plaquette ci-dessous pour avoir le détail du programme de la journée.



Pour toutes inscriptions, vous pouvez télécharger la plaquette en format pdf en cliquant sur le lien ci-dessous, et nous renvoyer le bulletin d'inscription à l'adresse de l'ARRCP avant le 15 janvier 2018.


mercredi 1 novembre 2017

Un aperçu du Café Psychomot' du 17 octobre 2017


C’est la rentrée pour l’ARRCP : ce mardi, après notre assemblée générale, nous nous sommes réunis autour d’Aurélie Tronel et de Mélanie Arbaud au café de la Cloche, notre nouveau lieu de retrouvailles. Animé sans être trop bruyant, nous avons pu y entendre Aurélie et Mélanie, puis discuter à partir de leur présentation dans une ambiance agréable.

Pour ce premier café de la saison, elles nous présentent à deux voix leur travail au CCAS (Centre Communal d’Action Social), nous expliquant comment elles se répartissent entre quatre psychomotriciennes le travail de prévention en gériatrie dans 16 EHPA (anciennement foyers logements) accueillant des résidents de 60 à 100 ans présentant des pathologies neurologiques, dégénératives, douloureuses ou encore psychiatriques, mais gardant une autonomie suffisante pour habiter dans leur appartement, et s’ils le veulent, disposer du restaurant ou d’autres lieux communs. Si des soignants interviennent auprès d’eux, ceux-ci sont des libéraux.
Mélanie, présente depuis son début le projet de psychomotricité au CCAS, nous racontant l’historique du poste depuis 2003. Au départ, il y avait moins de temps de psychomotricité pour plus de structures. Le travail y était plus individuel, tel celui des libéraux (infirmiers, kinésithérapeutes).
Chaque psychomotricienne travaille un jour par semaine dans une structure différente, et toutes les quatre se retrouvent le vendredi pour écrire des comptes rendus « dans un bureau doté de PC », mais aussi pour réfléchir ensemble à leur travail dans un processus d’intervision. Leur directrice a bien compris que cette cinquième journée ressource nos quatre psychomotriciennes qui redéployent ensuite leur énergie dans chacune de leurs institutions. De ces moments partagés naissent aussi de nouveaux projets, tel celui de la création d’une plaquette « prévention des chutes ».
Aurélie et Mélanie nous dresse ainsi le programme bien dense d’une journée type en institution   :
·         Relève avec l’équipe (non-soignante)
·         Temps pour des rencontres individuelles ponctuelles en fonction des échanges de la relève (pour éviter un syndrome post-chute par exemple).
·         Installation de la salle pour le ou les deux groupes de la journée. Relance auprès des personnes âgées ayant des troubles cognitifs et auprès des absents de la semaine précédente.
·         Déroulement des groupes et notes pour l’équipe.
Aurélie et Mélanie présentent très rapidement le contenu des groupes, variable en fonction des participants : travail sur les ancrages, l’axialité (prévention chute), les repérages temporo-spatiaux, mais aussi l’expression (groupe théâtre), avec pour tous les groupes l’accompagnement et le soutien de la socialisation…

Dans leur propos, je relève plusieurs originalités par rapport au travail clinique en institution soignante :
·         Il n’y a pas d’indication médicale. La psychomotricité et son projet de prévention du vieillissement pathologique sont à priori « bons pour tous ».
De ce fait, il y a un démarchage fait par les psychomotriciennes dans chacune des institutions. Mélanie nous dit même comment, à la création de son poste, elle avait l’impression de « vendre » les bienfaits de la psychomotricité aux résidents… une impression pas simple à vivre. Maintenant, il y a un noyau groupal de résidents « habitués » à leur groupe de psychomotricité qui présente le groupe et ses intentions aux nouveaux résidents : c’est autrement plus confortable. Etre convaincu des bienfaits de la psychomotricité dans la prévention en gériatrie est une chose, mais avoir l’impression d’en faire un commerce est beaucoup plus inconfortable d’un point de vue éthique.
·         Si le travail de prévention concerne avant tout les résidents, l’ouverture à l’équipe est aussi une part très importante du travail de nos psychomotriciennes, dès la relève du début de journée jusqu’à la restitution des groupes, mais aussi dans tous les temps informels. Il faut apprendre à ce personnel non-soignant à observer les personnes âgées pour distinguer un vieillissement normal d’un vieillissement pathologique. C’est éminemment important puisque ce sont ces personnes qui sont présentes au quotidien auprès des résidents.
·         Aurélie et Mélanie brossent ensemble une définition de la prévention en gériatrie qui serait  d’éviter la bascule dans le vieillissement pathologique tant que faire se peut, mais aussi d’alerter si cette frontière est dépassée. Il faut pouvoir alors penser l’avenir du résident dans une structure de soin, avec l’équipe, avec le sujet âgé, avec son médecin traitant, sa famille. Nous pouvons mesurer l’ampleur du travail que réalisent nos psychomot’ !

A partir de la densité de cette mission de prévention dans chacune de leur quatre EHPA, nous comprenons combien la journée du vendredi partagée de façon réflexive dans leur bureau commun, permet à nos quatre psychomotriciennes de rester confiantes.
Mélanie nous dit aussi combien ces partages sont créatifs. A partir d’eux, l’idée leur est venue de créer deux séminaires à l’attention des directeurs de structures et leurs adjoints, leur proposant de vivre des propositions de travail corporel telles que celles proposées aux résidents. Ces expériences renforcent encore la connaissance et l’intérêt de la psychomotricité en prévention gériatrique. Mais cette reconnaissance de leur travail va encore au-delà. Leur direction leur demande conseil pour l’élaboration de l’espace commun avec le pôle technique. Elles participent à des réunions de travaux de réhabilitation. Elles sont en train de créer un parcours santé. Elles nous annoncent la création d’une salle de médiation corporelle dans laquelle elles pourront réaliser leur groupe de psychomotricité, au lieu d’aménager sans cesse le salon de la résidence. Elles interviennent dans des colloques départementaux ou régionaux sur la prévention en gériatrie.

Je ne peux dans ce résumé relater toute la richesse de la présentation de Mélanie et Aurélie, comme leurs vignettes cliniques, et m’en excuse auprès d’elles. Mais avant de rapporter quelques points de discussions du débat qui s’en est suivi, je ne peux que féliciter Aurélie et Mélanie pour leur motivation, leur créativité, mais aussi la qualité de leur ajustement à l’être âgé autonome le plus longtemps possible.

Emmanuelle est sensible à la transmission entre les anciens et les nouveaux résidents, à cette entraide.
Natacha parle de « préoccupation maternelle » dans cette attention partagée entre psychomotriciennes, mais aussi avec les résidents et les équipes.
Véronique de rajouter : « Il faut être prévenant pour prévenir. » Cela la renvoie à la place de la personne âgée dans sa résidence, mais aussi dans notre société.
Denis réfléchit en terme de contenance : il s’agit de se situer entre le formel et l’informel, avec la création de supports et l’organisation de l’espace de l’atelier à chaque fois. Il  fait référence à Sami Ali en parlant du corps du sujet, mais aussi du corps du bâtiment, du corps institutionnel.
Cécile pointe comme il est aussi important de réactualiser les liens avec les autres dans les institutions soignantes, en sortant de leurs murs.
Roland dit comment dans la prévention, on est toujours dans l’anticipation. Il s’agit de créer des conditions pour qu’une demande puisse être accueillie.
Emmanuelle remarque la qualité de patience indispensable au psychomotricien.
Denis interroge aussi Mélanie quand ça bascule entre prévention et besoin d’une thérapie psychomotrice. Dans ces cas-là, elles réalisent un bilan psychomoteur et font lien avec le médecin traitant du résident de façon argumentée.
Laure questionne par rapport au matériel. Mélanie raconte comment en 2003 elle transportait son matériel de structure en structure. Aujourd’hui chaque résidence a son propre matériel.
Et avant de conclure, Mélanie nous dit les dispositions toutes particulières concernant les résidents, anciens SDF, accueillis dans l’une de ses institutions. Avec eux, il faut savoir travailler la porte ouverte et laisser une trace du groupe en ne rangeant pas trop vite le matériel utilisé… un autre ajustement tout particulier.

Merci à Mélanie et Aurélie, merci à tous les participants nouveaux et anciens pour leur présence et leur participation. Avec vous tous c’était chouette ce café !

Natacha Vignon et Lison Gilardot s’associent à moi pour rappeler que le prochain café psychomot’ hors des sentiers battus concernera le travail en crèche qui se déploie de plus en plus. Il aura lieu mardi 27 février 2018. Nous vous avions sollicités, mais nous savons aujourd’hui qui interviendra. Nous vous donnons rendez-vous début févier pour vous préinscrire après notre annonce.
Mais avant notre prochain café psychomot’, place à notre Journée d’Etude qui aura lieu le samedi 27 janvier. Restez attentif… la plaquette arrive. A très vite !


Pour l’ARRCP, Odile Gaucher




vendredi 29 septembre 2017

Adhérer à l'ARRCP





Pour tous ceux qui souhaitent rejoindre l'ARRCP (et nous vous espérons nombreux!), vous pouvez télécharger le bulletin d'adhésion via le lien ci-dessous.




Bulletin d'adhésion ARRCP 2017/2018




Il ne vous suffira plus qu'à le remplir, s'acquitter de la petite cotisation de 20€, et de nous remettre tout cela, soit lors des cafés psychomot', ou bien par voies postales à l'adresse :




Association de Réflexion et de Recherche Clinique en Psychomotricité
chez M. Denis MORTAMET


4 H chemin des Hermières 


69340 FRANCHEVILLE 

Au plaisir, cher(e)s collègues, de vous retrouver très vite.

lundi 18 septembre 2017

Café Psychomot' - Mardi 17 octobre 2017


1er café psychomot’ de la saison 2017-2018 :

Nous vous accueillons mardi 17 Octobre 2017, à 19h45 au café de la Cloche, 4 rue de la Charité 69002 Lyon.

La prévention psychomotrice en gériatrie : Mélanie Arbaud et Aurélie Trönel, toutes deux psychomotriciennes, nous exposent leur travail auprès de résidents âgés dans leur institution CCS (Centre communal d’Action Sociale).
Seront déclinés le travail auprès des résidents et auprès des équipes.

Pour réfléchir ensemble à leur cadre de prévention, Mélanie et Aurélie nous suggèrent la lecture de « Accompagnement et prévention en psychiatrie », Isabelle Caut in revue Thérapie Psychomotrice et Recherches n°136, année 2003.
Merci de vous préinscrire par mail à arrcplyon@gmail.com
Nous vous renverrons un mail de confirmation ou non d’inscription. Nous ne dépasserons pas le nombre de 25 afin de mieux pouvoir échanger.

Vous réglerez votre inscription le jour même à Denis Mortamet, notre trésorier, et prendrez votre consommation au bar avant de vous installer.
Au plaisir de vous retrouver,

Pour l’ARRCP,
Odile Gaucher